Forum : Topic "Du Crépuscule à l'Aube" : Messages

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Balthi09-08 16:40 Votes Edit Del
HRP

Un livre à la main, de simples sandales, le soleil se couchait. Un long chemin menant à cette citée non si lointaine était éclairé de tout son long par le crépuscule naissant. Cette douce lumière dorée arpentait les pas nonchalant.

La ville se rapprochait comme envoûtée par le charme de la nonciature. Ce fut son besoin pressant d'expulser ses déchets valeuriaux comme si ses règles n'étaient pas suffisante. La lune même, naissante du soir, accréditait ce cycle de purification. Une étoile arrivait sur la voûte céleste et à son opposé une autre se couchait.

Le corbeau de l'entrée se posa à ses pieds, de cet être venant de l'ouest, du crépuscule. Le rapace, oeil de mercure, vit son frère en ses yeux. Mars luisait de tout ses feux là haut, dans les Cieux. Il voleta jusqu'à un bras tendu, tapota le creux de la main purificatrice sur les petits biscuits d'Ambroisie. Un voyage de si longue haleine nécessitait une éternité, l'oiseau ainsi prit son envol. La tâche de Samaël commençait tandis que Raphaël s'en allait porter son Verbe autre part.

La lourde porte d'étain noircit par l'âge s'assombrissait par la victoire même du serpent légendaire sur le faucon céleste. Le chacal même semblait se réfugier à l'abri dans son désert préparant sa revanche. Ce même désert brûlant où ont chu nombreuses vies et existences dont leurs corps furent dévorés pour devenir fientes. Ce fut une simple main d'homme qui poussa cette lourdeur, si lourde que ce fut le Styx qui coula sur sa tempe sous un large chapeau protégeant du violet éclair du Haut. Sa veste contrastée à sa chemise blanche le tenait droit, éliminant toute impureté sans ôter sa stature, ses yeux furent fermés par l'obscurité environnante. Son odorat souffrit de la poussière qui émanait du sol. Cette odeur putride dont même les Sous-sol refusait.

Ainsi entrait-il en ce lieu nommé Garnë.

Dernière édition de Balthi le 2009-09-08 17:46:49.

Balthi09-09 14:10 Votes Edit Del
Sympathique petit trottoir, n'est-il pas? Une brume épaisse, des dalles glissantes, l'humidité émanant d'une haleine maritime. Les nuances de gris et de noirs offrait les seuls distraction du regard à ce grandiose spectacle d'hécatombe moraliste populaire. Les battisses qui auraient pu être éclatante d'un bleu saint, d'odeur de miel ne put être que noirâtre et pouilleusement mal-odorante.

Les seuls âme côtoyant ces ruelles si belles ne sont qu'ombre d'eux même. Les curs vaillant emplis de saveur de vie ne sont que des desséchatoires organes verdâtre d'humus. Les orbites ovalesques choient sur le côté afin de canaliser toujours les larmes en dehors du visage sans passer le seul relief du visage. Ceux-ci sont d'ailleurs totalement décourager de respirer l'air moitement insidieuse comme sa soeur langue qui ne peut plus supporter ce gout amer salé de vomissure. Le dos même d'Atlas semblait se courber en tout ces dos tant qu'un poids les harcelait.

Humant courageusement cet air, l'homme s'avançait dans cette humidité tenace. Droit, inflexible, tous se déviait face ce dernier qui possédait encore un tant soit peu de courage et de fierté face à Dame Terre. Un collier d'or portant un simple rubis à son bout montrait son rang. La pierre constituait l'unique couleur vivante de ce lieu. Le long de la ruelle, il n'eut aucun regard pointé vers lui, l'incapacité de lever leurs yeux vers le haut, ils ne purent pas égaler la droiture de cet étranger avec leurs dos courbés.

Ce ne fut qu'étant au centre de la ville après tant de route sinueuse, qu'il s'arrêta portant son regard au delà de la limite de son chapeau vers l'horizon qui se noyait à l'océan au loin. Ville portuaire, le centre se voulait culminant et tout passant se voulait de regarder leur empire océanique à chaque passage mais qui aujourd'hui est en ruine. La nuit n'arrangea pas la bleuté de l'eau qui semblait aussi sec que les curs d'ici.

C'est au loin, très loin qu'une forme arriva. Provenant des Ténèbres nocturnes, il ne serait pas seul à sa tâche.

Balthi10-25 21:31 Votes Edit Del
"Ô Merveille des merveilles, que l'on ne voit plus de ces lumières sur l'horizon céleste. Te voilà en ce monde des plus dépeuplés de tout Haute Instance. De ces jours les plus sombre j'ai vu sombrer cette ville tant que j'avais apporté prospérité en temps jadis."

"Te voilà récompensé par tant d'effort des plus méritant car ce jour où notre Ennemi a dévoilé son visage pour t'ôter toute Force à t'isoler de nos Cieux je me suis rendu à toi. Toi, Puissances, célèbres Michaël, qui de ta lame défait les plus Bas, toi en ce jour funeste te retrouve à combattre un nuage de nos Ennemis. Le plus crains de tous se voit aujourd'hui sans espoir en cette lutte déloyal de notre Adversaire. Ta lame des plus rapides ne pourra défaire ennemi invisible, et tel est ma mission en ce lieu. Non que tu me vois te surpasser dans ta plus noble destinée mais me vois tu ainsi pour n'être point seul. Du la plus vile cachette, je pourchasserais notre ennemi commun et de ta force inégalé dans les Cieux, tu apposera ta puissance."

"N'aie crainte en ma confiance ici et envers toi. Si nous, êtres du Ciel, puissions éprouver plaisir et joie terrestres, si notre espoir peut s'affaiblir, alors voilà mon âme rassasié. Mais écoute ma voix, écoute celle qui connait les lieux et ses ombres, je ne veux obscurcir nos plus vaillantes témérités mais agissons avec sérénité. Leurs forces sont ici bien installé à ce point légions que nous puissions percer les ténèbres de cette ville aussi forte soit nos deux lumières. En quoi nos dos ailés peuvent elles prendre hauteurs à cet air si lourd tandis que plusieurs autres pourraient déblayer tout nuage de cet air abominable?"

"En cela, je te répond, que j'ai parcouru Terre et Ciel, sous l'Ordre des Séraphins même pour enterrer la menace de plomb d'ici. De ton long bras et de ta fine lame, aucun adversaire ne peut voir ta lumière en face sans se consumer alors aucun ne s'est montré et sans pouvoir frapper ton Ennemi, lui même t'a vaincu. N'existe nul autre force ici que celle d'esprit roturier ! Ainsi est ma mission ci bas qu'apporter lumière parmi le sein même de leur puissance afin d'apporter espoir à toutes personnes ici présent. Car voilà bien notre mission des Cieux. Leurs essences, perversion des nôtres, ne peuvent être dissolue que par une défaite sur leur combat acharné de noircir l'une des Créations pour dérober son Verbe. Porte ta lumière sur ces curs dénué d'espoir, apportons la douce fraicheur d'un vent du Sud pour chasser un froid hivernal du nord. Alors n'aie crainte que nous ne sommes autant légions qu'eux car nous portons en nous leur insoutenable perte de ces temps reculés. Alors, viens et narre moi les derniers siècles et éclaircissons nos voies futures."

Ainsi, du plus bas des nuages pesant d'ombres sur la ruelles enivrant les déjetions de toute être, deux ailés s'en allaient apportant droit devant eux, sérénité à la lourdeur même du désespoir.

Dernière édition de Balthi le 2009-10-26 14:52:53.

Balthi10-26 20:34 Votes Edit Del
Sa demeure ne fut pas digne d'éloge, vivant de piété pour seule richesse son âme. Ils n'avaient besoin qu'une cheminée au feu de bois pour vaincre obscurité en sa demeure. Ce feu d'ailleurs jamais ne pouvait s'éteindre tant qu'ici bas survivait lumière céleste d'où ce feu émanait.
Ils s'installèrent donc sur deux fauteuils amas de tout ce qui pourrait grouiller sous Terre. Toute la nuit, ils discutèrent non de banale chose mais de la progression
perverse qu'un coeur pur peut entamer facile chemin vers la dépravation, comment l'avenir si belle as pu devenir si noire pourtant inchangé, comment lui sans autre combat avec un ennemi introuvable a perdu. En retour, son invité lui conta fort belle nouvelle de l'Autre Ciel qui n'avait rien perdu de sa splendeur et qu'aucun ne fut pas chagriné de le voir se débattre sans perte d'espoir contre son ennemi.

L'heure avançait et la vérité arrivait avec cet astre qui maintenant était voilé d'une brume. Il n'y avait que lumière diffuse sans aucun ciel au dessus des têtes sur lequel se tourner. Même l'astre du jour est visible aux regards mortels et l'invité s'en alla connaissant histoire des siècles de cette citée. Il prit congé respectueusement.

Tout coeur aussi souillé soit il, lèvera la tête pour une image, un espoir. Il se devait de par cette foule monstrueusement laide. La vomissure même de l'ivresse ne peut dissimuler une lumière aussi lointaine soit elle. Toutes les fientes et excréments pullulant les rues ne peuvent entacher le globe céleste. La plus grande arme n'est rien d'autre qu'anéantir tout espoir. Cette force oppressante qui vous pousse à reculer dans les profondeurs de votre conscience. Ce petit rien qui se faisant nous dévore de l'intérieur. Attentant le plus optimiste des hommes tandis que les moins hardi amènent d'autre à leurs désespoirs. Les esprits, si faibles, il en a toujours suffit d'un pour que tous être plonger dans ce néant tant espéré par le désespoir.

Ce fut sur la route que vint le cheminement de la pensée, celui où toute vérité éclate et illumine le visage de cet étranger d'autres Cieux. Car qui donc d'autres que d'antiques autorités puissent asseoir l'exemple modèle et envahir par des complots infâmes. Aussi malin qu'ils puissent être, ils ne peuvent être assis sur un trône et être exalté de leur pouvoir sans que son céleste frère ne l'aie perçu. Mais ce fut ceux là, les premiers atteints, là ils doivent trouver première victime et trouveront première guérison.


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