Forum : Topic "Le coin des questions existencielles" : Messages

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Arcanis03-13 16:07 Votes Edit Del
Il est vrai que toute personne dite normale n'a d'après moi rien de normal (je hais ce mot)... Y a t-il une norme de l'homme? Cet homme parfait existe t-il vraiment où n'est que ce à quoi on veut nous faire ressembler? Et si c'est le cas, dans quel but? L'uniformisation de l'espèce humaine? Veut on faire en sorte que nous pensions tous de la même manière? Veut on faire de nous des animaux aussi malléables que de la pâte à modeler? En stimulant certaines zones de notre cerveau, n'importe qui peut faire ce qu'il veut de nous. Des scientifiques étudient spécialement notre cerveau à des fins publicitaires, commerciales ou politiques. Au bout du compte, qui est vraiment la "bête qui pense"?

Balthi03-13 17:24 Votes Edit Del
Je pensais avoir plus au moins définis ce terme quoique comme tu le signale est assez ambigüe.

Je considère deux extrêmes qui correspondent à des types idéals de l'homme. Entre ces deux extrêmes se trouvent un espace vague, indécis, floue. Là se caractérise l'homme normal ou moyen comme je l'ai dit précédemment.
Sur ce point nous nous sommes mal compris puisque tu partais d'une autre définition de normal c'est à dire qui correspond à une norme.

La norme pour l'homme n'existe pas, mais l'homme a des normes qu'on désigne plutôt comme idéal. Et si je me réfère à la philosophie de Platon qui consiste à dire qu'il existe deux mondes: le monde des Idées et le monde réel qui est défini comme une image du monde des Idées (L’allégorie de la caverne pour ceux qui connaissent).
Dès lors, on peut dire que l'idéal ou la norme ne peut exister. Par là, on peut abréger que cet idéal ou norme symbolise la perfection. Dès lors, l'homme peut toujours se rapprocher de l'idée de sa norme mais ne l'atteindra jamais puisque ce modèle correspond à sa perfection qui n'existe pas.

Après ce raisonnement, on peut conclure certaine choses, la différence chez l'homme est réel et perdura longtemps même éternellement si je puis dire. Ceci est du simple fait que chaque personne a en tête un idéal à atteindre. Il peut être tout simple. "Je veux devenir un libraire, ma vocation sera de devenir l'image même du libraire que j'aie, autrement dit ma perfection."

Je tiens ici et maintenant à signaler que chaque homme est unique de par ses pensées et de la manière qu'il pense.

Si on tient compte maintenant que des personnes veulent devenir leur modèle et vus le nombre incroyable d'homme sur Terre, est il étonnant de voir des groupes de personnes se former qui correspond à un modèle et à plusieurs images interprété par chaque hommes qui se trouvent dans le groupe ?
De même, que la société fait en sorte pour minimiser au maximum les idéaux pour réduire le choix à fournir et donc à intensifier l'un ou l'autre modèle ce qui correspond à un effort publicitaire pour intensifier les ventes et à faire du profit. Cette société est même plus vicieuse, elle avale les modèles crées autre part accepté par les hommes et véhicule un modèle nouveau pour plaire à un maximum. Tout ceci pour de l'argent.

Donc, Arcanis, ce coté d'unifier l'être humain a été purement inventé pour de l'argent afin de garantir un profit aux près des agents du marché, si je peux les appeler ainsi.

Arcanis03-18 10:59 Votes Edit Del
Tout à fait d'accord pour le "milieu des extrêmes". En effet, il me semble bien qu'un certain Socrate disait: "il est une façon d'être bon, mille d'être mauvais". Par la il signifiait que le bon choix se situait dans un juste milieu. Le but étant toujours de s'en rapprocher le plus possible. Son exemple était à propos du courage. Le courage est un idéal. Il se situe au juste milieu de la lâcheté et de la témérité. Une action se situe toujours quelque part sur ce segment imaginaire et le but est de se rapprocher du milieu de ce segment. En mettant par exemple la lâcheté à gauche, la témérité à droite.

Redmosquito03-24 00:37 Votes Edit Del
J'aime ce genre de débat.L'intelligence ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.IL est tard je suis fatigué, mais promis des que je peux je reprends tout a tete reposée. Ecoutez vous la chronique quotidienne d'Albert Jacquard sur france culture a 17h55.Il ne prétend pas détenir de vérité absolue mais donne des éléments de réflexion.Il est possible de les télécharger sur le site de la radio. A écouter aussi, " des papous dans la tete",meme fréquence le dimanche début d'après midi.

Apocalypse05-16 16:15 Votes Edit Del
ça s'astique dur le ciboulot ici. Il y a toujours du monde au guichet depuis ces dernières conversations ?
Je ne me rappelle plus de tous les sujets de conversation dans ce topic. Le thème de la société a été très bien abordé par Balthi et Arcanis. Le sujet est il toujours d'actualité ou quelqu'un a t-il un autre débat à lancer ?

Elder05-17 16:41 Votes Edit Del
Pour la parole de socrate"il est une façon d'être bon, mille d'être mauvais".je pense qu'on peut pas vraiment dire que quelqun est mechant ou bon etant donné que toute personne a son coté sombre sinon il n'y aurait pas de sentiments tel que le courage ou d'autres trucs du même style, du moins je crois

Simiche05-17 23:46 Votes Edit Del
Je pense que dans cette phrase Socrate parle plus de l'action que de la personne. "Etre bon" en fait c'est bien agir et "être mauvais" c'est mal agir... Enfin, c'est comme ça que je l'ai comprise. Il n'y a pas vraiment assez de contexte pour pouvoir dire Socrate pensait ou ne pensait pas que les gens étaient de nature bonne ou mauvaise mais la phrase incite quand même à penser qu'à chaque fois qu'on agit on a une chance de devenir bon ou tout du moins meilleur.

Apocalypse05-19 22:44 Votes Edit Del
En même temps personne ne peux savoir exactement ce qu'il voulait dire par là, et encore moins si on a pas le contexte, comme l'a dit Simiche (il manque le bouquin sous les yeux surtout :D). La phrase pris en elle même peut donner plusieurs signification possible, comme toute phrase à portée philosophique d'ailleurs.

Pour partir sur ce qu'à dit Elder: Il y a tout d'abord la notion de différence de pensée, de pensée de masse. Personne n'a le même point de vue et la société ne se base uniquement que sur des apriori moraux qui ont évoluer au cours de siècle (l'instauration du christianisme et la domination est une étape par exemple, évitons de polémiquer sur les religion, le christianisme n'est qu'un exemple, mais par exemple en france, cette religion à permis de mettre fin aux règnes barbares des goths et d'instaurer un certains nombres de règles un peu plus humanitaire avec l'avènement de clovis), pour partir sur le manichéisme (= différence bien/mal). L'homme pour se sortir de sa bestialité à instauré un certain nombre de critères qui sont plus ou moins fixe, bien qu'ayant toujours une très légère fluctuation en fonction de l'individu. Est ce bien de mentir, voler, tricher, ect...pourtant qui ne l'a jamais fait ? Peut avez vous vécu des galères vous poussant à accomplir certaines choses pour une raison précise que vous jugez digne d'être accomplisent, pour aider un ami lui même en galère par exemple. Aussi cette notion de bien/mal n'est pas fixe et comme l'a dit elder, on ne peut se permettre de juger négativement une personne sans la connaitre.

Ensuite, la notion de perfection. Par définition la perfection ne peut être atteinte, car c'est le but même de la vie. Sans espoir de perfection, l'homme n'aurait aucune envie de vivre, car il aurait déjà tout appris et tout à sa portée. C'est pour ça que l'homme reste un éternel insatisfait et que même après un "pas en avant décisive", il reste en quête d'une amélioration de ce nouveau pas en avant. Si l'on se retourne et qu'on ouvre les yeux par exemple sur le pauvre petit africain unijambiste qui crève la dalle au rwanda, on pourrait se dire qu'on a de la chance; puis notre insatisfaction reprendra le dessus et nous pousserait à aller encore de l'avant. La perfection n'est donc jamais atteinte et donc la notion de "bien" dans le sens "bien pour l'homme" a une probabilité nulle d'être atteinte. Pour creuser la pensée de Socrate et la rendre plus claire, il faudra plutôt dire "il est une façon d'être bon, une infinité d'être mauvais".



Pensée un peu brouillon, milles excuses, mais la pensée à l'état brute est brouillon :P

Balthi05-22 20:32 Votes Edit Del
Apparemment, on a dur sans moi^^

Les notions de Bien et Mal se définissent d'elle même et ce selon les personnes. Il n'existe pas de valeurs absolue de bien ou de mal. Tout n'est que subjectivité, c'est en admettant cela que les raisonnements se feront plus en clair car on cessera de parler de Bien ou de Mal absolu comme vous le faites.

Voici donc une définition issus de mes réflexions de ces deux notions. Chaque personnes possèdent des valeurs: altruisme, individualisme, etc (les notions politiques ne sont pas exclure puisqu'elles découlent de valeurs). Le bien et le mal se définissent sur cette base:
- le bien par le respect de ses valeurs
- le mal par la transgression de ses valeurs.

Rien qu'ici, je pense avoir éclaircis bon nombre de raisonnement non parce qu'ils étaient faux mais brouillon comme le dit Apocalypse.

D'ailleurs, son deuxième paragraphe est très intéressant. La perfection idéale n'existe pas, en effet. Or l'ambition de l'homme est d'atteindre le meilleur, la perfection. Il espère sans cesse atteindre son but. L'espoir fait vivre, et vivre c'est mourir (à cause des émotions et sentiments). Ainsi espérer prends toute une vie et l'on meure heureux de ne pas l'avoir trouvé. Le bonheur de l'Homme se fait, en partie, par l'espérance d'avoir ce qu'il ne possède pas (à ne pas prendre au pied de la lettre, exemple: avoir une famille). C'est ce que Apocalypse appelle "un éternel insatisfait".

Voilà, j'ai débroussaillé ce qu'Apocalypse disait.

Ensuite vient l'une des réflexions principales: "il est une façon d'être bon, mille d'être mauvais".
Si on définit être bon comme quelqu'un qui fait le bien et quelqu'un de mal, quelqu'un qui fait le mal, alors cela se ramène à son point de vue puisque, rappelez vous, le Bien et le Mal sont des notions subjectives. Tous ont tendances à faire leur Bien mais leur bien ne convient pas forcément à la communauté. Il suffit de citer un schizophrène pour donner un exemple.

Dès lors, si l'on applique ma définition sur la citation, l'on peut percevoir tout le bon sens de la phrase. Puisqu'il y a une façon d'être bon selon ses idées et donc mille façon de ne pas l'être vue la diversité des opinions sur Terre.

Maintenant, je vais ajouter une touche personnelle. Quelqu'un de bon est quelqu'un qui respecte ses valeurs sans toutefois les appliquer continument sinon cet homme deviendrait fou. Si on prends l'altruisme comme valeur principale, vous vous voyez portez secours à tous que vous rencontrez sans cesse durant votre vie? il suffit de voir les médecins qui s'y consacrent et de leur sacrifices dans leur vie quotidienne sans parler de leur sang froid impressionnant. L'inverse est d'autant vrai, le contraire de l'altruisme étant l'égoïsme, il est presque inimaginable d'agir seulement pour soi durant toute sa vie.
Ainsi, une personne simple mentalement, saine d'esprit, fluctuera entre le respect de ses valeurs, faire le bien, et l'irrespect, faire le mal, pour diminuer a pression soumises des deux pressions. Ainsi l'Homme varie selon ses idéaux.

Enfin, ceci est une manière simplifiée car il y a encore tout les cas pathologiques mais je pense que mon message est assez long comme ça^^
Merci de m'avoir lu...

Apocalypse05-28 12:32 Votes Edit Del
Merci de m'avoir "débroussaillé" :D

Pour rebondir sur le manichéisme, il y a en effet un certain état de pensée individuel définissant ces propres buts dans la vie et se rapportant à son psychisme de base (le contrôle de la fluctuation égoïsme/altruisme et diverses autres valeurs propre à un individu donné), mais également à son histoire, son vécu. Prenons le fait de porter secours aux autres par exemple, ou l'aide à la personne, qui pourrait être considéré comme quelque chose de positif. Dans le cas d'une personne qui a dans son entourage des proches souffrant d'un handicap quelconque (aveugle, trisomie, handicap moteur, ect..), cette situation la rendra beaucoup plus sensible à ce genre de problème de société et peut également jouer un rôle dans son "but", ou plus concrètement dans son futur métier. Ce cas de figure renforce donc la singularité de la distinction bien/mal.

Malgré tout, ce manichéisme se base sur des valeurs acquises et globalement assimilé par l'ensemble des individus et qui relève donc également d'un cas de figure sociétaire. Il existe donc une certaine moyenne de bienséance nous permettant de différencier un saint homme d'un serial killer. Aussi ces bases, qui comme je l'avais fait remarquer ont évoluées au cours de l'histoire, ont été mises en place afin de garantir le bien être d'un individu sans pour autant empiéter sur celui du voisin (notion de liberté). Ceci permet donc de porter un regard objectif sur les actions d'un individu et donc de percevoir également les débordements de comportement au delà des limites autorisées et d'y répondre de façon à ne pas gêner le bien être des autres. Ainsi le phénomène de manichéisme peut également être perçu d'un point de vue collectif, car il a été façonné en collectivité au cours de l'histoire (abolition de l'esclavage, émancipation de la femme...), ce qui permet de garantir la pérennité du bien être de chaque individu.

Bon...pause casse croute.


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