Forum : Topic "Mésaventures d'un "mage"" : Messages

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Sombrelun (Vip)01-29 14:46 Votes Edit Del
- Koa ! protesta Akroa.
- Oui ma grande, lui dis-je, je ne risque plus de te perdre maintenant, tu peux sortir.
Et je la sorti de ma poche pour la déposer délicatement sur mon chapeau, son perchoir préféré. J’arriva en vu d’une arche sous laquelle je devais passer, mais un orque était planté devant.
- Grum ! On ne passe pas ! grogna-t-il alors que je m’approchais.
- Mais si je dois vraiment passer ? fis-je.
- Alors toi défier moi ! Grum !
Je jetai un coup d’œil à la rapière rouillé accroché à sa hanche, puis à mon bourdon. Si un combat devait avoir lieu, il ne risquera pas d’être en ma faveur… Il doit sûrement y avoir une solution…
Je remarqua soudain un brassard à son biceps, où on avait écrit maladroitement : "an graive". Le désignant du menton, je remarquai :
- C’est donc vos collègues que j’ai croisés en venant. Vous n’étiez pas avec eux ?
Il secoua négativement la tête, désolé, et épela mentalement avant de prononcer :
- Ab-strein-te… grum ! Fait grève car marre de toujours cogner ! Alors, toi défier moi, grum ?
- Euh… ça risque d’être un peu dur si vous ne souhaitez pas me taper dessus… ça ne serait pas plus simple de juste me laisser passer ? tentais-je.
- Grum ! Non, toi défier moi sans arme alors ! Grum !
- Euh… avec des énigmes ?
- Grum, non, fait mal à la tête. Autre chose.
A bout d’inspiration, je lâchai la première chose qui me passa par la tête :
- Au jeu pierre/papier/ciseaux ?
- Oui ! Grum, ça bien ! Grum… Si toi gagnes trois fois, toi passes. Mais si moi gagne 3 fois, toi part. Grum !
L’orque mit un bras derrière le dos et donna le décompte.
- Pierre casse ciseaux, grum ! grogna-t-il.
- La feuille couvre la pierre, fis-je.
- La pierre casse les ciseaux.
- Grum ! Ciseaux coupe feuille !
Nous étions à deux partout, le prochain qui gagnera remportera le défis. Les fronts se plissèrent, les doigts remuèrent. Je réfléchis furieusement, l’orque utilisait souvent la pierre, mais aussi les ciseaux. Que devrais-je utiliser ? Après avoir reçu l’illumination, je lui fit signe que j’étais près et il pris le décompte.
- Grum, 3… 2… 1 grum… pierre !
- Puit ! clamais-je, la pierre tombe dans le puit ! J’ai gagné, tu dois partir !
Bizarrement, cette dernière phrase résonna de façon étrange dans ma bouche, mais je n’y prêtai guère attention, car l’orque avait porté la main à sa rapière.
- Non, grum ! Toi triché ! Moi pas dis que…
Le reste ne fut jamais prononcé, car il avait mystérieusement disparu dans un « plop » succinct.
- Koa ! commenta gaiement ma grenouille.
En effet, le passage était enfin libre.

*****

- … que puit avoir droit… grum ?
Dans une contré glacé, l’orque regarda avec suspicion le drôle de bestiaux aux cornes plates se trouvant devant lui. La bête devait être tout aussi étonné que lui, les peaux vertes étant peu courantes sous ces latitudes.
*****

Sombrelun (Vip)02-05 15:35 Votes Edit Del
Je poussai avec précaution la porte de bois où l’on pouvait lire "Tout ce qui a été perdu finira ici". Avisant une charmante hôtesse derrière un bureau, je m’approcha et m’enquit poliment :
- Bonjour, je cherche une…
- Vous avez rendez-vous ? aboya-t-elle.
- Euh… non, je ne crois pas…
- Sans rendez-vous, ça ne va pas être possible, remarqua-t-elle alors froidement.
- Mais… ?
Son regard glacial me dissuada de continuer plus loin. J’aurais fait tout ce chemin pour rien ? J’allai me détourner, dégoûté, quand Akroa bondit de mon chapeau pour atterrir devant l’hôtesse.
- Koa ! fit-elle, contente d’elle.
- Voyons Akroa, la grondais-je, laisse la demoiselle tranquille !
- Oh, quelle charmante grenouille! fit la jeune femme d’une voix radouci et tremblant légèrement.
J’haussa un sourcil surprit par son soudain changement d’attitude et pris délicatement Akroa pour la remettre sur mon chapeau.
- Dites-moi, fit soudainement l’hôtesse, votre bourdon est de quel bois ?
Mais qu’est ce que j’en sais ? Devant mon air étonné, elle le prit pour l’examiner tout en remarquant :
- Généralement, les bourdons sont tirés d’une branche de poirier savant, un bois connu pour son teint légèrement argenté et son sale caractère. Mais le votre est plus dans les ocres. Je dirais plutôt que c’est du houx, et ça me dit quelque chose…
Alors qu’elle feuilletait son livre de rendez-vous, je regarda avec stupeur mon bourdon en essayent d’imaginer la taille que devait avoir la branche dont il était issu.
- Voilà, reprit-elle, Un crabe tenant en ses pinces un rameau de houx viendra en ces lieux, mandaté par une tierce personne contre rétribution’. C’est vous ça ?
- Euh… j’en doute, ça parle d’un crabe…
- Il est vrais que celle avant moi n’était guère précise, mais les habits rouge et le bourdon en houx,… c’est sûrement vous ! Alors, qu’est ce que vous êtes venu chercher ?

Sombrelun (Vip)02-22 14:00 Votes Edit Del
*****

La tenancière, Margot, sortit de la taverne par l’arrière cour tout en fredonnant un air joyeux. Deux seaux en mains, elle se dirigea vers le puit pour y tirer l’eau de ça lessive. Il accrocha donc un seau à la corde avant de l’envoyer gaiement dans le trou.
Chtong ! Aïe !
Elle arrêta de fredonner, surprise. D’habitude ça fait plutôt un truc comme Schoulf !
Elle se pencha prudemment u dessus du trou pour comprendre ce qui n’allait pas, et vit… une bête étrange, à la peau luisante et marronâtre. Informe, sans pattes ou tête apparente elle occupait toute la largeur du puit et montait avec force soufflements et suintements. En son somment, son œil unique, d’un vert vif, fixait Margot.
Celle-ci dégluti difficilement, avant de hurler en courant avec son seau vers l’auberge :
- Julius ! Il y a un monstre de boue qui monte dans le puit !
Le tavernier prit son gourdin clouté de sous le comptoir t'es accompagné de quelques clients courageux, se rendit près du puit. Avec prudence, ils s’arrêtèrent à bonne distance et écoutèrent. En effet, des bruits étranges en provenaient…
Soudain, le seau fut éjecté du trou, faisant sursauter l’assistance. Une branche tordue le suivit de près, et le monstre posa le bout d’une de ses tentacules boueuses sur le parapet du puit, puis une autre.
- Son œil… gémit Margot, il va sortir son gros œil vert…
Une protubérance pointue commençait à dépasser du trou. Julius s’approcha doucement, le gourdin levé, prêt à frapper.
*****

Cameleon03-03 20:34 Votes Edit Del
ouais !:O
Super !!!
Tu maintien le suspens !

Sombrelun (Vip)03-07 16:48 Votes Edit Del
Le dos contre une paroi, les pieds contre celle d’en face, je progressais ainsi dans ce goulot étroit, et avait enfin aperçu de la lumière au dessus de moi. Mas mains avaient atteint un rebord et donc une prise solide. Il ne me restait plus qu’à monter encore un peu les pieds en faisant attention à ne pas glisser à cause de l’humidité.
- Koa… fit Akroa peu rassurée.
Avisant que cela c’était soudainement obscurcit au dessus de moi, je releva la tête pour essayer de voir ce qui se passait malgré les larges bords de mon chapeau. Un homme barbu se dressait au dessus de moi, un gourdin brandi.
Son visage portait une détermination farouche, mêlé à un peu d’inquiétude. Son regard fini par croiser le mien et son expression passa à la consternation puis à la surprise :
- Sombrelün ?
- Oui, c’est moi ! acquiesçais-je rapidement. Ne tapez pas siouplait !
Julius jeta son gourdin et m’empoigna par le col de la robe pour me sortir du puis avant de m’éteindre malgré la boue qui me maculait :
- On te croyait mort, Sombrelün ! Comment donc t’es-tu retrouver dans mon puit ?
- Franchement, ce n’est pas voulu, répondis-je en frottant une bosse récente sur le front, et c’est un peu compliqué…
- Tu nous raconteras ça devant un verre de cidre. Il doit me rester du ragoût de ce midi si tu as faim.
- Ah non ! tonna Margot. Il va mettre de la boue partout sur mon parquet. Qu’il se lave et se change avant !

Sombrelun (Vip)03-07 17:02 Votes Edit Del
Un bon feu flambait derrière moi, je resserra la couverture sur mes épaules nues et pointa ma cuillère vers l’assistance :
- Si ma torche s’était éteinte à cause d’un courant d’air, c’est qu’il y avait un passage ! J’ai fini par le trouver et je suis remonté par le puit de Julius. Et voilà, vous savez tout.
Libéré de mes devoirs de conteur, je pu plonger ma cuillère dans le ragoût.
- Mais où est allé l’orque ?
- ça, les dieux seuls le savent, répondis-je entre deux bouchées.
Le tavernier, voyant le niveau de l’assiette diminuer, en rajouta une louche généreuse en remarquant :
- Tu es quand même le premier à en sortir sain et sauf… enfin… aussi sain d’esprit qu’avant d’y entrer.
L’homme jeta un coup d’œil intrigué à Akroa dans une écuelle d’eau avant d’hausser les épaules. Devant ma table, l’assistance s’agita pour laisser passer le vieil André :
- Alors, vous avez réussi ? Vous avez ce que je vous ai demandé ?
- Oui vénérable ancien, la voici.
J’attrapai ma besace sous le banc et en sorti une boite en osier tressé que je déposai sur la table devant le vieil homme. Il tira un tabouret pour s’asseoir et ouvrit la boite alors que l’assistance se pressait derrière lui, curieuse.
Un sourire d’enfant vint sur ses lèvres, alors que ses mains noueuses se saisirent délicatement d’un petit cheval en bois. Morceaux de ficelles, cailloux colorés, jouets en bois, feuilles et fruits séchés,… la boite contenait tout un brique à braque que le vieil André couvait du regard, perdu dans ses pensées.
- Mais qu’est ce que c’est ? demanda quelqu’un
- Une boite à trésor, répondis-je, ses souvenirs d’enfants.
D’ailleurs, le vieil homme se tourna vers moi :
- Comment avais-je pu oublier tout ça… toutes ces années… Je ne vous remercierais jamais assez jeune homme ! Merci ! Encore merci !
Et il tira de ses vêtements une bourse bien ronde qu’il me donna.

Sombrelun (Vip)03-14 15:29 Votes Edit Del
Après une bonne nuit de sommeil à l’auberge de Julius, j’avais repris la route, avec dans ma besace le poids confortable d’une belle part de tourte de Margot pour le déjeuné.
Le vieil André, après avoir apprit que je débutais tout juste en magie, m’avait conseillé d’aller rendre visite à un ami à lui, initié en ces choses là. Il m’avait indiqué que sa demeure était à moins d’une journée du village, et c’est dans cette direction que j’allai, la grenouille au vent.
A l’endroit indiqué, je trouvai une chaumière construite en haut d’une butte. Un homme bêchait son potager alors qu’un épouvantail effrayait une poignée de moineaux. Aucune trace de tour de magie dans le coin… Me serais-je trompé ?
L’homme dû me remarquer, perplexe sur le chemin, car il me héla :
- Vous ne cherchez pas un de vos confrères par hasard ? (Coup de menton vers mon chapeau)
- Bah…si… On m’avait dit qu’il y en avait un ici mais…
- Pas de soucis, vous l’avez trouvé !
N’étant que deux dans les environs, et comme il était certain à peu de chose près qu’il ne s’agissait pas de l’épouvantail, j’en conclu que c’était lui, le mage. Devant mon air surpris, il expliqua en souriant :
- Je me nomme Nadus t'es exerce la profession de mage depuis environ 15 ans. J’ai abandonné l’idée de porter la tenue réglementaire quand je jardine : je suais abondamment au soleil dans la robe de velours, et le chapeau n’arrêtait pas de me tomber sur les yeux.
- Mais… les mages ne vivent pas normalement dans d’immenses tours titillant les nuages ?
- ça, c’est bien bon pour les citadins, ricana mon aîné. A la campagne, on a autre chose à faire de nos pierres, et puis, mon dos ne supporterait pas autant d’escalier…
Il posa sa bêche et m’invita à avancer de la main :
- J’ai l’impression que tu débutes dans le métier (on peut se tutoyer, hein ?). Entre donc à l’intérieur pour que je t’explique certaines choses.

Sombrelun (Vip)07-06 12:16 Votes Edit Del
L'histoire est totalement écrite sur papier, et presque entièrement sur un traitement de texte (juste une dizaine d'épisode, ça ne saurais donc tarder  ; ))
Le retranscrire ici n'est pas du plus évident, je vous propose donc de lire la suite (et bientôt la fin) ici.

Bonne lecture!  ; )


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